Dans son « Repère tranquille », alors que « Le monde tourne fort », le chanteur Vincent Vallières fait le lien entre son expérience de campeur au Camp Claret et la scène. Les deux ont quelque chose de rassembleur et de collectif. Pour ne pas être « Chacun dans son espace ».

« J’étais en 6ième année. Je n’avais pas envie d’aller au camp, de m’éloigner de mes amis et de mes parents. Arrivé là-bas j’ai compris pourquoi mes parents m’y avaient envoyé. Dans la nature, au fil des jours j’ai apprivoisé cette aventure-là. J’ai pu m’affranchir de certaines craintes et développer ma confiance en moi, car j’étais timide. Ça m’a obligé à me définir comme individu autrement qu’à travers mes parents, de découvrir ce que je pouvais faire tout seul ou avec l’aide des autres autour de moi. J’ai appris à prendre ma place tout en respectant celle des autres », dit-il.

Vincent Vallières en retient aussi le sentiment de fierté et de dépassement de soi. « Je remercie mes parents, ç’a été très formateur. J’étais très fier d’avoir accompli ça », ajoute celui qui a toujours aimé la nature, être dans un camp dans le bois, coucher à la belle étoile et aller en canot sur le lac.

« Cette expérience nous apporte des acquis qui peuvent être déterminants dans la poursuite de nos rêves plus tard. Encore aujourd’hui dans mon métier j’essaie de prendre les choses avec philosophie. On se retrouve à tous les âges dans des situations qui peuvent être déstabilisantes et il faut apprendre à passer à travers », estime le chanteur.

« Ce qui a été le plus marquant pour moi, ce sont les moments où on partait en forêt 24 heures/48 heures, les rassemblements de tous les groupes avec les moniteurs qui chantaient. Le fait de vivre quelque chose de collectif, c’est important. C’est encore plus important aujourd’hui avec les nouvelles technologies. On a besoin d’écouter les autres et de partager. Cette proximité avec la nature avec des jeunes comme moi dans un contexte défini par certaines règles, c’était une manière concrète de vivre des moments collectifs. Les spectacles que je fais, ça correspond à ça, c’est rassembleur », explique Vincent Vallières.

Envoyer son enfant au camp, c’est une décision personnelle, dit-il. « Mais je pense que c’est important de se surprendre et de ne pas se sous-estimer. Cette expérience peut permettre de s’affranchir. Quand je suis revenu du camp, ma mère m’a dit : ‘’Tu étais un enfant, mais on sentait que tu étais plus grand à ton retour du camp.’’ »

Comme pour boucler la boucle, il y a quelques étés, au Camp Trois-Saumons, Vincent Vallières a renoué avec la vie de camp, le temps de préparer et de présenter un spectacle avec les jeunes campeurs. « Des beaux jeunes et des moniteurs attentionnés », conclut-il.

 

 

 

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